Venise, janvier 1930. C’est là que le petit groupe se rendit dans l’espoir de trouver Malcolm Quarrie et de le raisonner quant à sa volonté d’invoquer Hastur. Ils se rendirent à l’adresse que leur avait donné un notaire, mais ce n’est pas Malcolm qu’ils trouvèrent sur place. Ils rencontrèrent le professeur Roberto Anzalone qui les prenant pour des amis de Malcolm se montra accueillant. L’impatience de John, sa névrose ou tout simplement son agacement faillirent faire tout échouer lorsqu’il frappa violemment Anzalone. Ce dernier se mura alors dans un mutisme. Ce n’est que le départ de John et l’acharnement d’Erika qui purent relancer la conversation. Bientôt, le groupe devina que pour Malcolm et Roberto, Hastur n’était ni plus ni moins que Dieu et que l’avatar que Malcolm voulait invoquer, l’Acolyte en blanc était le fils de Dieu. Roberto comprit mieux le groupe lorsqu’ils avouèrent avoir été à Carcosa et que John avait vu le Roi en jaune. Roberto eut de la pitié pour ce dernier et comprit même sa violence. Il leur expliqua que Malcolm semblait avoir enfin avoir trouvé le moyen de faire venir Hastur mais qu’une véritable expédition devait être menée pour y arriver. Ce dernier avait obtenu des fonds du parti fasciste en rendant visite au Dulce en personne à Naples. La conversation dura tard dans la nuit et Roberto souhaita qu’elle se prolonge le lendemain avec un ami à lui, Pietro.
Le jour suivant, au café Florian, le groupe rencontra Pietro, qui se révéla être prêtre. Ce dernier leur expliqua plus précisément sa vision d’Hastur et son souhait de voir son règne arriver. N’ayant pas plus d’information que Roberto quant à la destination de Malcolm, il les laissa à la «Suola Grande de Santa Crocce», Ecole, musée, et accessoirement siège du PNF où Malcolm avait établi son bureau depuis peu.
Le groupe trouva Malcolm dans son bureau, mais à peine échafaudaient-ils un plan qu’ils durent se cacher car les arditi évacuèrent tous les civils. La raison en était la visite de Mussolini qui venait rendre visite à Malcolm à la veille de son voyage. Leur tentative de fouiller le bureau de Malcolm fut abrégée lorsque les soldats fascistes les trouvèrent. Ils réussirent à s’enfuir du bâtiment et à emprunter le bateau moteur d’un livreur de bois. Ils furent poursuivis par deux bateaux plus rapides et ce n’est que grâce au pilotage de John qu’ils purent s’en sortir. Heureusement,avant de s’enfuir du bureau de Quarrie, Daniel avait eu le temps de prendre la dernière feuille du carnet où avait été notée l’adresse de l’embarquement.
Le groupe se rendit donc sur les lieux et trouva Malcolm Quarrie en compagnie des arditis du parti fasciste chargeant le matériel de l’expédition dans un cargo chypriote. Ils réussirent à pénétrer dans le navire sans en connaitre la destination. Ce n’est que grâce au capitaine Marroco qui s’était bien rendu compte de leur présence mais qui préférait en faire fi qu’ils purent tenir les douze jours du voyage.
Quant ils sortirent enfin du navire, c’est sur le sol Indien qu’ils posèrent le pied...

A force de regarder dans l'abîme...
RépondreSupprimerEncore du bel ouvrage, mr Maubois. Juste parfait.
Félicitations pour cet accent italien que tu as su tenir pendant au moins deux heures,avec des nuances très dissemblables entre Anzalone et le père Pietro.
RépondreSupprimerJ'attends maintenant avec impatience ton accent bengali.
12 jours sans voir la terre,mal rasés,fatigués,on vient de débarquer...Cargo de nuit!
RépondreSupprimerExcellent comme d'habitude,pnj et persos sont raccords,maintenant allons chasser l'abominable homme des neiges .