mardi 24 juillet 2012

Brigade chimérique ou érotique ?

Moi qui planche en ce moment sur l'univers de "La Brigade chimérique", j'ai eu la bonne nouvelle d'apprendre que la créatrice de "Félina" (Annie Goetzinger), cette aventurière française des années trente, plongée dans des aventures de sexe et d'espionnage, allait nous rendre visite à la Médiathèque de Bourges, au mois de septembre.


Du coup, je vais me replonger dans cet univers très érotique, cela me dévérouillera peut-être les portes d'un jeu pas si évident à mettre en scène.


Alors çà branche qui de jouer un justicier masqué, faisant des parties fines à Paris en compagnie de la Chatte Noire ou de l'Homme-Elastique ?

13 commentaires:

  1. Je ne plaisante pas Francky. Je crois sincèrement qu'il flottera sur ce contexte un parfum sulfureux, un peu comme ce que tu as fais dans Cthulhu avec le perso de Jean. C'était très classe, il fallait l'oser ! Je crois que nous sommes suffisament mâtures pour faire du porno-chic en JdR.

    Et si nous obtenions des renseignements, comme ce cher James Bond, ou résolvions certains conflis, sur l'oreiller ?

    Pour les Brigades Chimériques, je pense déjà à un personnage pour toi : un Poilu de la Grande Guerre, une gueule-cassée.A moi que tu veuilles jouer un gentleman cambrioleur.

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  2. J'ai mon idée. Ce sera un mix entre "un monstre à Paris" et la "chambre des officiers". Il s'appellera Maximilien de la Vivonne, dit Max

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  3. Maximilien de la Vivonne est né en 1890 dans la ville du Castelet (su-est de la France). Héritier d'une riche famille de viticulteurs, il eut une jeunesse pour le moins aisée mais aussi quelque peu ancrée dans des principes très traditionnels. Il venait de se fiancer à une jeune femme dont nous oublierons le nom lorsque la grande guerre fut déclarée. Il partit donc comme officier dans le premier régiment de Hussards de Beziers. Sa carrière militaire fut des plus courtes car le jeune capitaine de Vivonne fut atrocement défiguré par une balle lors d'un affrontement à Mulhouse. Le jeune homme se retrouva alors dans un hôpital pour officiers où les docteurs durent se rendre à l'évidence, le jeune capitaine allait rester une gueule cassée. La décente en enfer continua quand sa chère et tendre eut une parole du type "c'est trop dur mon bien aimé, je ne pourrai pas...". Le jeune homme décida alors d'en finir avec l'aide de son ami "colt 1892".
    Signe que le destin de Maximilien ne s'arrêtait pas là, le jeune homme ne réussit pas à en finir mais tomba dans un profond coma. Il se réveilla en 1918. Ses premiers gestes furent d'essuyer la larme versée quatre ans plus tôt et de sourire du mieux que lui permettait son visage.
    Depuis lors, un certain Max écume les nuits parisiennes. C'est un dandy des mieux vêtus qui porte un masque de chat. Il vit de cabarets en théâtres, dans le bruit des bouteilles de champagne qui s'ouvrent et des rires des femmes qui l'accompagne. On ne connait pas son visage et il se dit avec humour que toutes les parties de son anatomie ne sont pas aussi difficiles d'accès. Max est un monstre mais aussi un des plus grand séducteurs de son temps.

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  4. Excellent ! Tu as parfaitement su capter l'ambiance de l'univers des "Brigades". Je t'aurais proposer de jouer un poilu défiguré par une explosion, reconverti en lutteur ou en boxeur, jouissant d'une force herculéenne. La Ligue qui va se constituer aura ce côté un peu "franchouillard", avec aussi bien des aristocrates masqués que des gars des faubourgs.C'est un peu comme si nous avions saupoudré un peu de S.F, dans l'univers paranormal de "Maléfices" et des "Brigades du Tigre".
    Il faudra te trouver un nom de scène, maintenant.

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  5. Je pensais tout simplement à "Max". Il y a un petit côté résistant. De toutes façons, il y tellement de spéculations quant à son identité qu'il se voit affublé de tout un tas de surnoms allant de l'archiduc à docteur Jeckyll.

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  6. Je cogite et posterai ce week end.

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  7. Tu connais mon perso, je suis toujours partant...

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  8. Edouard, je me permets de poster ici ce que les autres joueurs peuvent savoir d'Hippolyte".

    " Hippolyte Sérignac est mon perso pour les Brigades.
    C'est un jeune gascon qui est monté sur la capitale pour ses études, se mettant sous la protection de son frère aîné, Gaston, qui est devenu un haut fonctionnaire du ministère des affaires étrangères. Il a suivi des études à Lyon, où il a cotoyé/rencontré/suivi les cours de médecine légale de Lacassagne et Locard, les "inventeurs" de cette discipline, avec qui il reste en contact et qu'il admire. Son pouvoir est sa haute intelligence, sa faculté surnaturelle à noter le moindre détail. Il s'entretient, pratique la boxe française, la canne et manie correctement le pistolet, sans être un tireur d'élite."

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  9. Honoré Fontaine naquit dans un modeste hameau accroché au flanc d’un volcan d’Auvergne. Sa mère, Félicie Fontaine, une jolie personne d’à peine 20 ans l’emporta vers la capitale pour trouver un emploi dans le fameux cabaret du Moulin Rouge. Le spectacle lui assura un revenu stable et une sécurité apaisante. Son jeune garçon grandi sans ambages dans ce milieu populaire mais confortable avec vue sur le Sacré-Coeur . Honoré s’épanoui rapidement pour devenir un adolescent robuste. Un physique d’exception qui ne laissait pas indifférant. Il commença rapidement à utiliser sa stature pour travailler dans les coulisses de la scène. Mais certaines personnes peu recommandables, les « apaches » des faubourgs, remarquèrent la puissance du jeune homme et lui proposèrent quelques boulots des plus discutables. Candide et sensible à la question financière, il se retrouva aux milieux de mauvais coups. Lors d’une vilaine embrouille, Honoré malmena un souteneur envahissant mais sa force le pris par surprise quand il réalisa que le malvenu avait la plupart des os brisés.
    Sa réputation s’enflamma sur l’heure et le Quai des Orfèvre lui mis le grappin dessus, aussi sec.
    Un policier du nom de Gaétan La pointe, usa de son influence pour le sortir d’une boucle judiciaire fatale. Il croyait que le jeune homme était encore suffisamment innocent pour reprendre une vie normale. De plus, le destin d’un maquereau estropié ne pesait pas bien lourd à ses yeux. Quelques mois plus tard, Honoré était employé comme « forts des halles » à transporter sur son dos des tonnes de denrées alimentaires venant de toutes les régions de France. Et la guerre fut déclarée.

    Comme la plupart des hommes assez vieux pour mourir, Honoré fut jeté dans un uniforme de laine grise et mené vers le front. Comme tout un chacun, il y reçu son obole d’horreurs et d’obscénités hideuses, plongeant l’homme le plus solide dans la folie et l’alcool. Honoré y rencontra aussi de grands moments d’humanité et d’espérances. Par une nuit profonde, presque sage, sans combat, Honoré vit à quelques pas de sa couche une femme presque nue, vêtue de voiles légers, portée par le vent jusqu’à lui. Les mots qui sortir de sa bouches n’était pas en français mais il y trouva étonnement du sens. Tous ses compagnons dormaient comme des bienheureux tandis qu’elle se pencha sur lui pour l’enlacer comme une liane. Il ne pu soutenir bien longtemps ce regard inhumain et s’abîma dans les ténèbres. Il lui sembla au moment de défaillir, voir ses camarades éveillés, hagards, témoins de ses ébats.

    Un sergent au visage recouvert par un masque grotesque hurla en sourdine, alors qu’Honoré se relevait du sol, un soleil frileux au dessus de la tête. Il du faire un tour sur lui-même pour découvrir que tous les hommes de la tranchées baignaient dans une brume laiteuse, la bouche emplie de bile et vomis. Le sous-officier, reprit son souffle et s’écarta d’Honoré, en tremblant pour remonter à la surface, le laissant seul dans ce charnier, inondé de gaz moutarde.

    Félicie comme toutes ses contemporaines, savaient qu’une partie de son enfant ne reviendrait pas. Mais à la différence de toutes ces femmes, elle portait en elle un secret très lourd et elle savait que le père d’Honoré lui avait légué bien plus que de l’audace et un cœur vaillant.

    Honoré est un jeune homme assez timide et modeste en société. C’est une force de la nature portée par âme romantique et aventureuse. Sa courte vie lui a montré de quoi les hommes sont capables et toute sa bonne volonté ne restera pas aveugle aux manipulations dont il pourrait être l’objet.

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  10. Félicitation Lucius !
    Vous avez abordé dans votre historique, l'un des piliers des "Brigades Chimérques" : l'origine superscientifique des pouvoirs des héros.Car une bonne partie des "atrocités" de la Grande Guerre, sont venues des tests des armes superscientifiques sur les soldats pour les rendre plus...efficaces. Et à mon avis, le gaz moutarde qu'a inhalé Honoré n'était pas que chimique ! Reste à savoir quelle bizarerie cela a provoqué.

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