samedi 29 septembre 2012

La bataille de Lunargent : Partie 1


Le coeur n'était pas à la fête lorsque Marcus convia ses hôtes au banquet de la victoire, contre le Vardar. Sa discrète concubine et son fils, commencèrent par lui rendre visite pour lui réclamer son rôle de père.
Puis se fut le tour de la soouverraine d'Evereska, Anastrianna Lys d'Argent, qui se jeta littéralement à ses pieds pour le supplier de l'épouser. En vain, la princesse éladrine tenta d'infléchir les sentiments du Commandeur. Rien n'y fit. Pire, il lui avoua qu'il n'avait jamais cessé de penser à Dame Khelen, sur le champ de bataille, au plus fort du combat, pour se donner du courage.


Alors, quand plus tard dans la soirée, les tambours de guerre orcs, firent vibrer les gobelets d'argent, lorsqu'un vent noir vint souffler du nord, porteur des clameurs barbares, Marcus fut presque soulagé. Il embrassa secrètement Anastrianna, puis grimpa sur son coursier le plus puissant. Le commandeur de Sundabar sonna le rassemblement des troupes, et lorsque les portes de Lunargent s'ouvrirent sur la plaine, il sut qu'il allait peut-être mourrir ce jour-là.


En tout cas, Geralt qui était à ses côtés, n'en douta pas un instant. En effet, mis dans le secret des dieux, le vengeur de Dame corneille reçut l'ordre de sanctifier le futur champ de bataille. En priorité cette colline où il allait devoir "sacrifier" Marcus pour sa déesse. Qu'elle était donc cette épreuve divine incompréhensible ? Pourquoi la Corneille voulait-elle la mort de Marcus, alors que Geralt avait été envoyé parmi les hommes pour le protéger ?


Tandis que les Ruffians, arrachés à leur nuit de débauche, combattaient dans les rues de Lunargent pour refouler les peaux vertes, en dehors de la ville, la bataille fit rage entre l'armée de Marcus Roncevie et les hordes orques, placées sous le commandement du Roi des Trolls. A la quatrième heure de combat, une ombre ténébreuse déchira le ciel et vint cracher la mort sur les deux camps, sans distinction. Urishtar Croc-Funeste, dragonne noire retenue prisonnière par Skalmad, vint totalement bouleverser le déroulement de la bataille. Livrant cours à sa ve,geance, son souffle d'acide fit fondre les corps et les esprits.


Mais Marcus et ses compagnons parvinrent à gravir la colline où Skalmad avait posé le Trône du Vardar, pour narguer l'ennemi. Le choc fut brutal entre les deux guerriers et aucune concession fut faite pour trancher, une bonne fois pour  toute, la tête de l'adversaire. Malgré son artefact fomorian, projetant des rayons de feu ou le mauvais oeil, Skalmad s'écroula sous les coups acharnés de Firgil, de Kinaran et de Marcus. Aussitôt à terre, le cadavre du Roi des Trolls fut découpé et brûler. Nos compagnons croyèrent-ils en avoir fini avec cette maudite guerre du Vardar ? Et bien non !


tandis que le Trône du Vardar palpitait d'une lueur violette, une silhouette s'y matérialisa. Avec elle, un froid sépulcrale, s'abattit dans la plaine, tandis que des cadavres commençaient à se relever. La voix grave et métallique se rappela aussitôt aux bons souvenirs de Marcus : Kael'Thas faisait à nouveau son apparition. L'éladrin expliqua calmement, qu'après avoir été l'esclave de Skalmad, il put se retourner contre lui et devenir encore plus puissant... dans la mort, s'auto-proclamant le Roi-Liche. Profitant de la faiblesse de Marcus, la liche s'abattit sur lui, dans un concert de cris funestes, de rayons nécrotiques, de flammes obscures. Mais les rangs tinrent bon et Marcus put repousser son ennemi ancestral... cette fois-ci.

3 commentaires:

  1. Voilà le genre de soirees que j'attendais pour clôturer cette campagne. Il est des plus dur de devoir terminer une histoire où du moins de devoir la clore entre deux saisons. Si on veut que les choses soient belles, on est tenté d'écrire, de trop écrire, bref, de sur-scénariser la partie. Là... Force est de reconnaitre que tu as su te laisser une marge d'improvisation et de liberté très importante durant la soirée. Tu me l'as confirmé mais l'arrivée de Kael Thas et de son âme damnée furent en une certaine mesure improvisée, tout comme la confrontation avec Vard. J'ai même eu l'impression que la problèmatique de Dame Corneille fut en partie influencée par nos actes. Bref, une liberté agréable.
    Dans un tout autre domaine, j'ai aimé le romanesque de l'histoire. Anastriana venant me voir avant le banquet où je dois annoncer ma volonté de m'unir à Dame Khelen. Ouah, c'est beau... Depuis le temps que le personnage rêvait d'Anastriana. Je me souviens de cette discussion il y a plus d'un an où tu étais surpris de l'amour de Marcus pour cette dernière.
    Bref, rien à redire... Ah si... Les méchants ont tapé dur hier, même si tu n'en as pas eu l'impression, ils nous ont bien amoché. Le dosage était intéressant.

    Bon je m'arrête là... Bravo Alex et longue vie à DD. Quoi qu'en pensent certains, j'adore ce jeu et ne voudrai arrêter pour rien au monde.

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  2. A mon tour de te remercier pour ton indéfectible soutien compañero. Cette campagne à 4 mains restera un bon souvenir de jeu, même si nous avons dû parfois tordre la réalité des règles.

    Finir une campagne est toujours la source d'une grande joie mais aussi d'une grande frustration.On pense avoir tout dit, d'avoir jeter toutes ses forces dans la bataille, et il reste un milliards de questions qui n'ont pas trouvé de réponses, un milliard de scènes qui n'ont pas été jouées,etc...c'est comme çà, c'est la dure réalité de notre "médium" préféré.

    On comprendra mieux plus tard, pourquoi Geralt a failli tuer Marcus, pourquoi Vard a renoncé aussi facilement à ses prétentions royales d'outre-tombe, ce que Kael'thas réservait à son ennemi de toujours et la raison de la disparition d'Anastrianna.

    Ce qui compte, c'est que la colonne vertébrale de l'histoire soit solide et qu'elle supporte bien le poids de certaines incohérences.Combien de pistes n'ont pas été suivies, depuis le début de cette saga ?

    En parlant de saga, il est temps qu'un autre livre s'ouvre (en parallèle), pour narrer la fabuleuse histoire de votre famille de Westeros.Complots, alliance, trahisons, histoires d'amour contrariées...En fait, nous ne sommes pas loin de DD4.

    Il n'y a pas de mauvais jeux, plutôt des mauvais joueurs.

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  3. Quoi qu'en pensent certains, il existe des mauvais jeux, si, si: Risk, la bonne paye, ... mais c'est un avis perso et il y a surement des gens qui aiment, moi pas. Et ben DD4 c'est pareil, j'ai beaucoup joué à Risk avec les enfants et ça ne m'amuse plus et j'ai beaucoup joué à DD4 avec mes potes et ça ne m'amuse plus, donc la suite des aventures de nos héros se fera sans moi. Cela me fait sans doute chuter dans la case "mauvais joueur" mais j'espère rester dans la case "bon copain" malgré tout. Il existe d'autres JDR sur lesquels je reste dispo, mais le système DD4 ne m'intéresse pas.

    Je souhaite tout de même une bonne continuation aux héros qui continus l'aventure.

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