lundi 25 janvier 2016

Bal de givre à Paris (1)


Hékate

Tous les personnages ont accepté l'invitation d'Hékate, au Cercle Arcadie, afin de créer " un monde de paix et de beauté". Ce cercle de gentlemen justiciers, est présidé par Hékate et son assistante "Circea".
Circea
Celle-ci ne cache pas être la fille de l'Archigos, le surhomme à la tête de la dictature grecque. C'est d'ailleurs pour mettre à l'abri sa fille qu' Electra Kastaros, vint en France après avoir compris les velléités de son amant.

Le professeur Antoine Saget s'est proposé de faire une conférence sur l'interaction entre l'Hyperscience et la géopolitique. Pendant la conférence, Le Puritain en profita pour raconter comment il arrêta Fatala et pour dire que c'était à la fois une chance et un malheur que ces pouvoirs soient apparus. Le Faucheur reprit aussitôt la parole pour  dire que c'était un honneur pour lui d'avoir hériter de super-pouvoirs pour combattre pour la France. Sous les applaudissements de l'assemblée, Le Duc remit en question les théories darwiennes sous-entendant que les surhommes n'étaient pas forcément une nouvelle forme d'évolution pour l'humanité.

Mais tandis qu'on parlait politique, des courses à Longchamp en dégustant un whisky, les rideaux cramoisis du salon s'écartèrent sur un aréopage d'hommes habillés de noir, portant des lunettes rondes. Peu de temps après, Léo Saint-Clair, alias le Nyctalope, fit une entrée fracassante. Le défenseur de Paris entama un discours de recrutement vif et sans ambages. La France avait besoin de tous ses héros pour combattre une menace imminente. Finies les parties de bridge entre deux maraudes, sur les toits de Paris, pour combattre désespérément le crime. Il donne rendez-vous demain à la chapelle de Sainte-Rita au Sacré-Coeur pour tous les volontaires. Puis, sur ces entrefaits, il disparut de la salle, pas sans avoir fait le baise-main à HéKate, ulcérée par ce "coup d'état".


Sans trop de surprise, Anubis, Le Duc, Le Diadème et Le Faucheur se retrouvèrent dans la chapelle consacrée à la patronne des causes désespérées. Après avoir évacué les prostituées, deux sacristains aux lunettes rondes, invitèrent les personnages à s'agenouiller. A l'abri d'une immense tenture, un ascenseur surgit à l'emplacement de l'autel et leur permit de descendre dans les entrailles de Montmartre. Ils venaient de pénétrer dans la légendaire forteresse du C.I.D, le Comité d'information et de Défense. Après avoir franchi des laboratoires, des gymnases, des stands de tire et des bibliothèques, les personnages furent introduit dans le bureau crépusculaire du Nyctalope.



Léo Saint-Clair leur précisa qu'il était encore temps de refuser car l'affaire qui les a amenée ici est classée confidentielle-défense. Bien évidemment, s'ils acceptent de remplir cette mission, ils deviendront officiellement des agents du C.I.D. Ils recevront un salaire du gouvernement français et devront se rendre partout où les intérêts de la France seront menacés. Quelques signatures plus tard, le Nyctalope en vint aux faits.


Il y a quelque jours, un danseur du Bolchoï, un certain Sergeï Prokorov, venu en représentation avec une délégation de "Nous Autres",  eut un accident. En effet, lors d'une répétition du Lac des Cygnes, un machiniste a malencontreusement fait tomber un pan du décor sur l'artiste, lui arrachant le bras. Mais à la surprise générale, le danseur étoile, se releva tout de suite, et choqué par le spectacle, il s'enfuit.
Sur ce, le Nyctalope donna l'ordre à l'un de ses agents de montrer le bras au groupe. La première chose qu'ils virent, c'est que ce bras était mécanique. Une large entaille dans la peau en plastique fit apparaître un os. Théodobert vit aussitôt une marque de fabrique, écrit en cyrillique.

De son côté, Le Duc retira ses gants blancs et palpa le bras mécanique de ses doigts graciles. Il vit aussitôt un paysage nordique avec son ciel bleu royal, de la neige et une sombre forêt d'épineux. Au fur et à mesure que sa concentration le plongeait dans une transe médiumnique, il vit une scierie désaffectée. 
On pouvait lire sur une vieille pancarte : "Cognos Agglomerate"...

Au cour de la discussion qui s'en suivit avec le Nyctalope, le groupe apprit qu'une délégation russe était descendue à l'hôtel de la place Stalingrad. Un certain Général Rogojine et le professeur Cartésia,
Le Professeur Cartésia
en faisaient partie et voulaient assister au spectacle à l'opéra Garnier. Le problème, c'est que les services secrets français connaissent l'existence d'opposantes au régime communiste. En effet, depuis la révolution bolchévique, des "russes blancs" se sont exilés en France et veulent la peau du régime de Nous Autres. A leur tête, un certain Prince Mychkine, a menacé Paris d'assassiner le Général Rogojine et son satané scientifique.
Avant de se lancer dans l'aventure, le groupe procéda à une petite recherche sur chacun des protagonistes et comprirent que Cartésia était un imminent chirurgien-prothésiste. Il est l'auteur d'une théorie selon laquelle l'humain est un "cancer" pour l'humanité. Une "nouvelle" humanité devait la supplanter, celle de la machine pensante, purgée de toute passion.
Le Prince Mychkine prône au contraire les valeurs mystiques de la Vieille Russie, dénonçant l'assassinat de Raspoutine et de la Baba Yaga.
Enfin, Le Duc retrouva la trace de la "Cognos Agglomerate" comme étant une ville imaginaire pensée par le Professeur Sergeï Prokorov au 19ème siècle, reposant sur une utopie sociale et intellectuelle, où toutes les connaissances de l'humanité seraient concentrées.

Le plus simple pour le groupe fut de se rendre à l'Opéra Garnier pour poser des questions.

Déjouant les surveillances combinées du personnel de l'opéra et de la délégation russe, le groupe pénétra dans l'édifice par les égouts parisiens. Pour gagner du temps, ils se scindèrent en deux pour activer leur recherche. Tandis que Le Duc et Anubis se dirigeaient vers les loges des danseurs du bolchoï, Le Diadème et le Faucheur se retrouvèrent dans les coursives du bâtiments. 
Alors que le Duc interrogeait une costumière de l'opéra, Anubis fut subitement attaqué par une danseuse étoile, qui tenta de l'étrangler avec un fil de fer, sorti tout droit de son doigt. Heureusement, il esquiva l'attaque et , malgré sa surprise, se prépara à combattre.

Coppélia
Le Duc le rejoignit et la "danseuse" fut prise en tenaille. Rien de ses coups de pieds ou de ses coups de mains, n'étaient humains et nos héros comprirent tout de suite qu'ils avaient à faire à un mécanoïde de combat, d'une nouvelle nature. Par une charge surhumaine, elle parvint à se frayer un chemin pour se diriger vers les toits.

Pendant ce temps-là, Le Faucheur et Le Diadème croisèrent fortuitement la route du Prince Mychkine, qui s'était introduit dans l'opéra Garnier pour y fomenter un attentat. Accompagné par une tsarine, le Prince fut surpris en train de déposer une bombe, non loin de la loge du Général Rogojine. La Matriochka prit aussitôt la défense de son maître et se dédoubla en 4 versions différentes : Natacha, Natalia, Ivanka, Irina, et Olga.

Le Prince Mychkine et la Matriochka
Mais au lieu de combattre, les deux gentlemen préférèrent discuter.Le Faucheur convint d'un "pacte" avec le Prince Mychkine : épargner la vie du Général Rogojine pour des raisons diplomatiques évidentes, contre la tête du professeur Cartésia. Et tandis que Mychkine s'éclipsait avec sa Matriochka, Le Diadème et Théodobert entendirent des bruits de courses dans les couloirs des loges. 

Ils tombèrent nez-à-nez avec la "danseuse étoile" qui ne manqua pas de donner un coup fatal à ces nouveaux adversaires. Le combat fut aussi bref qu'il fut cruel, Le Faucheur et son regard au rayon X, parvint à percer le blindage du mécanoïde pour y planter son poignard, dans sa pile à radium. Dans une tentative désespérée, le robot voulut changer ses traits du visage pour prendre l'apparence de Théodobert, mais s'éteignit définitivement. Ils s'enfuirent de l'opéra en prenant soin d'emmener avec eux l'automate.


De retour au CID, le groupe eut la surprise de faire connaissance avec "Sergeï Prokorov", le danseur étoile qu'il devait retrouver. En voyant la dépouille de la danseuse, il s'effondra en larme.

"Coppélia, que nous ont-ils fait ?".
L'accident dont il fut victime lui a fait un électrochoc et lui a permit de comprendre sa véritable nature. Il se souvint qu'il était un mécanoïde-assassin de classe "NIJINSKI", à qui ont avait greffé l'âme d'un mort. L'endroit où a eu lieu cette abomination s'appelait la "Forge Froide" et se trouvait en Finlande. Prokorov était prêt à y emmener les agents du CID car d'autres prototypes existaient. Peut-être que d'autres mécanoïdes étaient déjà infiltrés à Paris, pour y mener des assassinats ?

Léo-Saint clair tendit les clefs de contact de "L'Epervier", à Thédobert, en se rappelant qu'il avait été pilote lors de la Grande Guerre. Il était temps pour eux, de mettre le blindage du stratogyre à l'épreuve du froid polaire et de déjouer les plans machiavéliques du Professeur Cartésia.


Suite au prochain épisode...


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