dimanche 5 janvier 2025

Le réveil d'Orcus : S1, E4 "La Crypte"



Le lendemain matin, le groupe se prépare à gravir la montagne, d’où vient un vent glacial qui se saisit du village tandis que la neige commence à tomber. Les aventuriers sentent quelque chose d’insidieux derrière le vent froid, une odeur de moisi et de salpêtre. Les villageois sont attroupés sur la place, leurs visages tendus. Les quatre compagnons sont considérés comme des héros pour avoir libéré Havrefroid de la menace des kobolds, et donné l’espoir que la route du Roi redevienne ce qu’elle était. Les villageois ont peur pour eux et de ce qu’ils vont faire, mais ils sont leur unique espoir. La milice est répartie sur les remparts mais ne serait pas de taille à repousser un assaut. Le fort est construit sur un piton rocheux, avec pour seul accès un chemin sinueux entouré d’une forêt d’épineux.

 

Le groupe est rejoint par Rond, Sire Padraig, Linora et Valthrun, qui les entourent pour leur donner du courage. Dans l’assistance, cependant, Erebos est agité ; Marla et Taldorthan ont décidé d’accompagner le groupe à l’assaut du fort, et dans les conciliabules sur qui devait venir, le jeune Erebos s’est vu refuser. Linora se dirige vers Marla et Léoyarus, et les encourage à se prendre la main. Pendant qu’elle leur parle, Erebos interpelle Woïna pour tenter une dernière fois de la convaincre de le laisser les accompagner au Fort. Il dit que rester au village le discréditera aux yeux des villageois, village qu’il doit un jour diriger, et qu’il se sent attiré par ce Fort. Il est prêt à faire la demande à genoux, au grand amusement de Dammon qui l’en sait capable. Elle refuse sa requête, à contrecoeur.

 

De son côté, Linora demande aux deux clercs de promettre que leur lumière chassera les ténèbres vers lesquelles ils se dirigent, et qu’ils ne laisseront pas ces ténèbres les séparer. Il ne faudrait pas que la lune et le soleil se fassent la guerre. Le mal saura lire dans leurs coeurs, et s’il devait trouver une faille pour les faire vaciller, ou faire prévaloir un symbole sur l’autre, alors l’ennemi est sûr de gagner. Léoyarus tente, en vain, de convaincre Marla de laisser le symbole de Pélor au village. 

 

Le groupe se met en marche, et sur un dernier regard en arrière, Léoyarus remarque l’absence d’Osborne et d’Erebos. Une fois sur la route, Dammon remarque également l’absence de leur compagnon halfelin et demande si les autres l’ont vu. Ils espèrent que le jeune homme ne l’a pas convaincu, ou contraint, à l’aider à les suivre en secret. Marla, désormais loin des oreilles indiscrètes, dit pouvoir parler librement et annonce qu’il se passe des choses à Eauforte, qui la laissent penser que certains chefs d’église sont corrompus. Plusieurs fois, elle a tenté d’attirer l’attention de ses supérieurs sur la présence d’un culte de la mort, en vain. Ils ont préféré organiser le mariage de la famille ducale par visée politique, qu’organiser une expédition en bonne et due forme. Ce n’est pas de gaieté de coeur qu’elle a volé l’objet avant de partir en compagnie de Taldorthan. Elle a eu une vision du Fort, avec une dame en noir, où se tramait quelque chose de terrible. Face à Léoyarus qui lui demande si elle a essayé d’amener des preuves à ses supérieurs, elle lui explique que les humains sont très différents des elfes, notamment en ce qui concerne la politique. Elle dit ne pas pouvoir énoncer de noms, mais que parmi ses rangs, elle compte des personnes peu scrupuleuses. Woïna interroge Marla sur sa vision ; celle-ci dit avoir senti un mensonge autour de la dame en noir, qu’elle se faisait passer pour quelqu’un qu’elle n’était pas. Elle se rendait au Fort pour faire le mal, mais Marla n’a pas vu son visage. Elle était élégante et marchait lentement, avec une forme d’assurance dans ses mouvements, laissant à deviner une certaine puissance en elle que les autres ne possèdent pas. Il semble évident qu’il s’agit de Kalarelle, et que celle-ci a envoûté son frère à l’aide de son talisman dissimulant son alignement. 

 

Dammon, de son côté, demande à Marla ce qui l’empêche de donner les noms des membres corrompus de son église. Elle préfère ne pas les citer, afin de ne pas mettre Léoyarus en porte-à-faux et ne pas lui attirer d’ennuis. Mieux vaut que ce secret reste caché. Elle le leur dira si elle vient à mourir. Dammon insiste, et si elle meurt sans avoir le temps de leur en parler ? Elle déclare qu’ils en savent bien assez comme ça pour enquêter eux-mêmes le cas échéant. 

 

Au détour d’un virage, le groupe aperçoit le spectacle macabre, aussi beau que terrifiant, du Fort qui se dresse sur la montagne. En approchant à une dizaine de mètres, ils distinguent une église à gauche de l’entrée. L’attention de Léoyarus se porte immédiatement dessus, mais il n’a pas un très bon pressentiment. Ni lui ni Woïna ne voient quoi que ce soit sur le chemin de ronde. Dammon et Woïna ouvrent la marche, suivis par Léoyarus, Taldor puis Marla. En avançant, Dammon entend des sabots racler la terre, puis aperçoit cinq chevaux ; à juger par leur équipement, ceux-ci ne sont pas des montures de guerre mais des chevaux de voyage, en piteux état. Leurs cavaliers n’ont visiblement pas eu d’égards envers eux : ils sont maigres, leur robe manque d’éclat. Les chevaux sont attachés sans surveillance, collés les uns aux autres. En silence, il se retourne vers Woïna pour lui indiquer par signes ce qu’il a vu. 

 

Entrant à son tour, Woïna voit la porte de l’église grande ouverte, un cadavre criblé de flèches tombé sur le parvis. Il s’agit d’un corps humanoïde, dans l’encadrement de la porte à deux battants de la chapelle. Elle aperçoit également des signes de maltraitance sur les chevaux, des scarifications indiquant qu’ils ont été poussés à bout et vont mourir sans boisson ou nourriture. Contournant la tour centrale, devenue un puits avec l’usure, elle voit une porte donnant sur un escalier en colimaçon descendant dans un trou noir.

 

Léoyarus suit ses compagnons à une vingtaine de mètres de distance, tout en gardant un oeil sur l’église. Dammon part enquêter à la porte de cette dernière et constate qu’il s’agit d’une chapelle, toute en longueur, avec des sarcophages le long des murs et une nef au fond, au-dessus de laquelle il voit une lumière. Le cadavre, bien que préservé par le froid, date d’un ou deux jours au plus. Il s’agit d’un homme, dont l’accoutrement semble indiquer un mercenaire. Il s’agit clairement d’un simple sbire. Dammon tire le corps afin de pouvoir refermer les portes, se méfiant de cette crypte puisqu’on les a avertis contre la présence de morts-vivants.

 

Woïna et Dammon font signe à leurs camarades de les rejoindre dans la cour, et leur indiquent ce qu’ils ont vu. Marla regarde Dammon et, après ses explications, se dirige vers l’église dont elle rouvre les portes. Regardant à l’intérieur, elle appelle Léoyarus et dit sentir la magie, et pointe du doigt la lueur au fond de l’église. La lueur est faible et légèrement argentée. Du bout du pied, elle retourne le cadavre et regarde l’église, avant de conclure qu’il n’en était pas digne, sans pouvoir donner plus d’explications. Les sarcophages, fermés, sont ornés de gisants verticaux représentant des guerriers humains, alignés jusqu’à la nef. 

 

Woïna fouille les chevaux, et en plus des rations et d’un équipement de piètre qualité, trouve un papier froissé qu’elle déplie. Elle y voit le symbole d’une main tenant un oeil en guise d’en-tête ; ce papier dit : 

 

"Rendez-vous au Fort de Gisombre et empêchez Kalarelle d’accomplir le rituel. La faille doit servir au Seigneur de la Main et de l’Oeil"

 

Woïna laisse immédiatement tomber le document et fait un pas en arrière. Le papier est chargé, donnant l’impression d’avoir touché quelque chose de pourri. Le Seigneur de la Main et de l’Oeil est Vecna, une archi-liche devenue divinité de la mort. Il s’agit d’un culte de la Mort, rival de celui d’Orcus. L’ordre de mission indique aux mercenaires de reprendre le rituel au profit de Vecna et non d’Orcus. Surpris de sa réaction, ses compagnons lui demandent ce qui lui arrive. Vecna était initialement un magicien refusant de mourir, devenu une archi-liche. Woïna leur explique ce que représente le symbole et le contenu du message, et qu’ils vont devoir affronter deux fois plus d’ennemis. Dammon estime que les deux cultes vont se battre entre eux, ce qui détournera en partie leur attention du groupe. Léoyarus, pour sa part, espère que l’un des cultes élimine l’autre, leur faisant en réalité moins d’ennemis à affronter. Dammon estime qu’il faut descendre et aller se battre. Léoyarus et Woïna veulent aller à l’église, vérifier s’il n’y a pas d’autres ennemis et d’où vient la source de la lumière. Dammon les suit à contre-coeur, accompagné par Taldor et Marla. Ces derniers se placent à l’entrée de la chapelle, afin de guetter l’arrivée d’ennemis depuis la tour.

 

Dammon entre le premier, suivi de Woïna et Leoyarus. Bien qu’aux aguets, il ne repère rien de particulier. Il fait très froid dans la chapelle. Soudain, des squelettes sortent des sarcophages autour du groupe et passent à l’attaque. Dammon est très tenté de dire qu’il leur avait bien dit. Un combat s'engage entre le groupe et les squelettes, certains armés d'arcs, d'autres d'épées. Leoyarus réussit à en faire fuir plusieurs - mais d'autres squelettes sortent immédiatement des sarcophages. Il devient rapidement clair que c'est sans fin, et que s'ils ne trouvent pas rapidement comment interrompre le système, la chapelle sera bientôt envahie de morts-vivants. Woina abîme l'un des squelettes, puis Marla en réduit un en morceaux. Leoyarus prévient Marla et Taldor de s'écarter, afin qu'ils soient hors de la portée du sort qu'il va lancer. Plusieurs attaques de squelettes le laissent mal en point. Il finit par avancer, repoussant de nouveau les squelettes, qui arrivent cette fois à la portée de Dammon. Ce dernier, qui risque d'être submergé, ne manque pas de s'en plaindre. Leoyarus, à deux doigts de sombrer dans l'inconscience, est soigné par Marla, mais finit malheureusement par s'effondrer suite à d'autres attaques. Dammon achève un des squelettes le prenant en tenaille, et fonce avec désespoir vers la nef, où il voit une fresque représentant un dragon et lit une inscription en lettres d’or sur les autels : le dragon de platine est mon roc, ma forteresse et mon sauveur. Il est mon fort, mon refuge et mon armure face aux ennemis de toute vie. Il me suffit de m'agenouiller et de le glorifier. Il s'agenouille et répète les deux premières phrases, mettant fin à l'attaque. 

 

Rejoint par ses camarades, ils voient une porte au fond de la nef. L'église était autrefois dédiée à Bahamut, le dragon de platine, dieu bon vénéré par une caste de chevaliers. Après un repos court, ils entendent des murmures humains derrière la porte. Ceux-ci s'avèrent être Osborn et Erebos, qui sont venus par un autre chemin et sortent d'un passage secret. Erebos a promis un trésor au roublard, qui s'est laissé convaincre de l'accompagner. Ils sont surpris de voir le groupe, et du seul gisant se trouvant dans la pièce, sort la silhouette évanescente, verdâtre et à moitié décomposée d'un homme en armure, portant une épée luminescente dans sa main. Celui-ci hurle “la Faille ne doit pas être rouverte” et il descend d'un air menaçant les escaliers menant du gisant au reste de la pièce. Dammon lance à Osborne et Erebos de se barrer ; ceux-ci, effrayés, sont plaqués au mur et figés. “Qui êtes-vous ? Vous m'avez sorti de mon repos, la Faille ne doit pas être rouverte.” “C'est pour ça que nous sommes là”, dit Dammon. “Qui es-tu ?” Dammon se présente, et sur injonction du squelette de Keegan, s'avance. Celui-ci déclare qu'il doit mourir et c'est de justesse que Dammon esquive l'épée. Leoyarus l'interpelle en donnant son nom complet, et dit avoir été envoyé pour anéantir la menace qui court sur la région. Keegan demande qui est valable et capable de porter son épée, Aecris, au nom de Bahamut. Woïna lui dit qu’Erebos est son héritier, et fait signe au jeune paladin de montrer sa bague pour le prouver. Keagan dit qu'il lui donne son épée pour qu'il expie ses fautes et purge le Fort de ceux qui œuvrent à la réouverture de la Faille. L'épée tombe au sol et Keegan disparaît. Le jeune homme la ramasse et se demande s'il en sera digne. Marla leur dit qu'il est temps de descendre vers la faille.

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