Les « Dandy »
" C’est un homme qui se pique d’une extrême élégance morale et physique. Pour le dandy, il y a une tension entre l’être et le paraître. Tensions qui apparaissent dans l’aspect. Le dandy veut se distinguer et surprendre. Mais il y a une contradiction, il veut surprendre mais rester discret, et dans les normes.
Le dandy est beau. Beauté sauvage ou diabolique qui fait peur car elle n’est pas épanouie. Force virile et grâce féminine. Le dandy est un sportif, il choisit l’escrime car c’est un très bon exercice de concentration.
Le dandy est insolent mais n’est jamais en colère. Il est à la fois aimable et redoutable. Il a toujours conscience d’être regardé. Le dandy charme et étonne donc il est rarement aimé car il éveille la jalousie. Le dandy est excessif car il recherche la provocation.
Ils appartiennent à l’aristocratie. C’est le moment où leur caste est en déclin. Ils n’ont plus de pouvoir. Tous les dandy sont des hommes d’âge mûr. Ils fréquentent les salons mondains, ils jouent au wist, ancêtre du bridge, les rendez-vous de chasse. Ils occupent une position de souveraineté. Ils ont une beauté « impériale ».
" C’est un homme qui se pique d’une extrême élégance morale et physique. Pour le dandy, il y a une tension entre l’être et le paraître. Tensions qui apparaissent dans l’aspect. Le dandy veut se distinguer et surprendre. Mais il y a une contradiction, il veut surprendre mais rester discret, et dans les normes.
Le dandy est beau. Beauté sauvage ou diabolique qui fait peur car elle n’est pas épanouie. Force virile et grâce féminine. Le dandy est un sportif, il choisit l’escrime car c’est un très bon exercice de concentration.
Le dandy est insolent mais n’est jamais en colère. Il est à la fois aimable et redoutable. Il a toujours conscience d’être regardé. Le dandy charme et étonne donc il est rarement aimé car il éveille la jalousie. Le dandy est excessif car il recherche la provocation.
Ils appartiennent à l’aristocratie. C’est le moment où leur caste est en déclin. Ils n’ont plus de pouvoir. Tous les dandy sont des hommes d’âge mûr. Ils fréquentent les salons mondains, ils jouent au wist, ancêtre du bridge, les rendez-vous de chasse. Ils occupent une position de souveraineté. Ils ont une beauté « impériale ».
Mais ce sont des indisciplinés et des indépendants, donc des marginaux. Ils ne respectent pas les normes sociales, militaires, morales et sexuelles. C’est un personnage contradictoire. C’est un personnage étincelant qui cache son désespoir. Ils sont hantés par la mort donc ils se font une carapace. Réaction contre l’inaction : le dandy s’ennuie dans la société. Ils se réfugient dans le jeu et dans l’Eglise. Le dandysme cache une peur de l’impuissance sexuelle. Ils se réfugient derrière un masque pour cacher un vide affectif. C’est une nécessité vitale".
Portrait de Fitzroy
Dandy des temps modernes, Fitzroy apparaît comme une silhouette élégante. Des yeux bleu-saphir, de longs cheveux noirs et raides. Un visage opalin et sensuel, fait d’ivoire et de feuilles de roses. Il porte un manteau noir assez court avec de larges rabats, un pantalon noir flottant et une superbe chemise de soie blanche que ferme une cravate cramoisie".
Histoire
Né en 1900, dans le plus grand secret au Thornston’s Castle (Yorkshire), Lord Timor-Jérémius Singh Malakânsâr est le fils indésiré du Maharadjah Mavendra Singh, et Lady Elizabeth Thornston.Ce magnifique métis a hérité de l’excentricité et de l’élégance de sa mère britannique, et du regard magnétique de son père, Mavendra Singh, le thakur de Rohet.
Bien que non-reconnu par les Thornston’s, Timor suivit la filière classique de fils de prince et entra dans le collège royale des Windsor. C’est durant cette période qu’il fit connaissance avec une grande partie des membres de la Golden Down.
Portrait de Fitzroy
Dandy des temps modernes, Fitzroy apparaît comme une silhouette élégante. Des yeux bleu-saphir, de longs cheveux noirs et raides. Un visage opalin et sensuel, fait d’ivoire et de feuilles de roses. Il porte un manteau noir assez court avec de larges rabats, un pantalon noir flottant et une superbe chemise de soie blanche que ferme une cravate cramoisie".
Histoire
Né en 1900, dans le plus grand secret au Thornston’s Castle (Yorkshire), Lord Timor-Jérémius Singh Malakânsâr est le fils indésiré du Maharadjah Mavendra Singh, et Lady Elizabeth Thornston.Ce magnifique métis a hérité de l’excentricité et de l’élégance de sa mère britannique, et du regard magnétique de son père, Mavendra Singh, le thakur de Rohet.
Bien que non-reconnu par les Thornston’s, Timor suivit la filière classique de fils de prince et entra dans le collège royale des Windsor. C’est durant cette période qu’il fit connaissance avec une grande partie des membres de la Golden Down.
Après avoir pris connaissance de ses origines princières, Timor décida de rejoindre Londres où il espèrait devenir un mécène bienveillant et reconnu. Malgrè son élégance, son intelligence et son charisme naturel, Lord Jérémius Thornston n’en restait pas moins un métis. Aussi fut-il écarté des salons et des cercles londoniens. Cette crise inaugura une période chaotique et décadente où Timor fit la connaissance de Ruby, une richissime londonienne.
Entre les deux guerres, Fitzrovia, à l’ouest de Tottenham Court Road, acquiert une réputation de bohème littéraire et artistisque, par opposition au raffiné Bloomsburry à quelques centaines de mètres de là. Les loyers faibles attiraient les jeunes gens, les fauchés, les futures célébrités et les futurs râtés. Tout ce petit monde fréquentait les nombreux restaurants bon marché comme Bertorelli’s ou la Scala de Charlotte Street. Les deux pubs les plus appréciés de cette clique sont la Fitzroy Tavern, localement surnommée Kleinfeld’s, du nom de son tenancier, un émigré russe, et le Wheat-sheaf de Rathbone Place. Les Fitzroviens sont mis à la mode par l’écrivain Nina Hammet. Le portraitiste Augustus Fohn est une autre personnalité locale. Ce quinquagénaire affiche des allures de gitans avec sa barbe rousse parsemée de gris, sa boucle d’oreille, son manteau et son chapeau à large bord.
C’est à ce moment-là, qu’Astarté intervint pour changer le destin de l’enfant.
Jadis, avant la Grande Concordance, alors qu’elle était encore une déesse, un Ange s’était épris d’elle et s’insurgea de la décision du Créateur de la considérer comme une menace pour l’Humanité. Bien que d’origine spirituelle, elle fut considérée comme une démone. Mariée de force à Astaroth pour gouverner les Enfers, les deux amants furent séparés. Si l’un fut condamné à errer sur terre, l’autre chuta dans les mondes inférieurs.
Des milliers d’années plus tard, Astarté apparut à Fitzroy lors d’un rituel d’invocation. Sachant qu’il était, l’ennemi juré de Finsburry, elle lui proposa un marché : elle l’aiderait à libérer Asméros en donnant son vrai nom (Ashemroth) pour le contrôler à condition qu’il organise ses retrouvailles avec * Joss.
Fitzroy est le parangon des personnages sophistiqués que j'ai pu jouer. Intellectuel hédoniste, cruel et efféminé, c'est l'archétype récurrent de mes personnages, depuis Stormbringer.
RépondreSupprimerMais à la même époque, nous jouiions aussi à Osterfolk et quelle ne fut pas ma surprise d'avoir le plaisir de jouer son contraire, dans la peau de Gurney ; homme, un vrai, avec du poil autour.Je découvrirai le plaisir de jouer un guerrier virile à souhait.
Dark side restera pour moi, le summum de la sophistication dans le jeu de rôle, tant du côté de l'interprêtation des joueurs que du Maître, avec ses pours et ses contres.
En effet, à force d'évacuer tout système de règle, toute simulation, nous nagiions dans un flou artistique, très inconfortable pour ce mage contemporain. Autant il était facile de visualiser un coup de poing de Joss, ou un coup de griffe d'Asméros, autant il était improbable de voir les talents arcaniques de Fitzroy. Et pourtant, ce personnage était censé être un des plus puissants mages de son temps, gardien des clefs de Londres.
Le côté positif était l'absence de règles, et donc la liberté totale d'inventer des formes de magie.
Mais trop de liberté, tue la liberté et à ne pas savoir exactement ce qu'on est capable de faire, engendre une absence d'idées.
La conclusion c'est qu'on peut être attiré par l'adaptation d'un roman et d'une B.D en jeu de rôle (en l'occurence ici Neverwhere et Hellblazer). Mais attention de ne pas confier aux joueurs une coquille vide, sans pouvoir et sans ressource qui n'est là que pour faire de la figuration dans un très beau décor.
Renouer avec l'aspect ludique du jeu de rôle a été une décision très saine et met ce type de jeu dans la catégorie "belle histoire injouable".