Après s'être piquée avec une aiguille, Lady Lysa Oldflowers suça son doigt et dit, d'un air badin :
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| Lady Lysa Oldflowers |
- " Mon neveu Pyers va enfin quitter le château de Middelbury et s'apprête à passer les douze prochains mois (et plus, je l'espère), comme page au château de mon époux. Lord Kinsey attend sa venue depuis deux ans, mais jusque-là, sa mère n'avait pas le coeur à le laisser partir. Dans deux jours, il aura onze ans et son père estime qu'il ne peut plus attendre.
- Il vient de fêter ses huit ans Madame.
- Il vit encore dans le donjon familial ?
- Effectivement Madame, une récente lettre de mon époux m'informe d'ailleurs que ce dernier suit les cours dispensés par notre Maître d'arme.
- Ce n'est jamais qu'un Maître d'arme, songez à le placer rapidement auprès d'un chevalier d'une Maison respectable, dit lady Olenna. Il y apprendra les techniques et les obligations qu'il devra connaître pour devenir ensuite écuyer et peut-être chevalier... si son père en a les moyens.
- A moins que votre époux accepte un jeune écuyer auprès de lui et que les deux garçons deviennent compagnons d'armes et deux chevaliers du Bief, dit Lady Lysa en soupirant de plaisir.
- Pour ce qui est de l'héritier de notre famille, dit Lady Ada, sachez que je ne m'inquiète en rien de son devenir. A présent votre avis est avisé, et le voir confié à une Maison de renom me paraîtrait judicieux. Puisque nous abordons ainsi le sujet et que je vous vois avec plaisir soucieuse du devenir de notre Maison, puis-je me permettre l'outrecuidance de vous demander si votre Maison pourrait se voir confier mon fils ?
- Pour ce qui est de l'héritier de notre famille, dit Lady Ada, sachez que je ne m'inquiète en rien de son devenir. A présent votre avis est avisé, et le voir confié à une Maison de renom me paraîtrait judicieux. Puisque nous abordons ainsi le sujet et que je vous vois avec plaisir soucieuse du devenir de notre Maison, puis-je me permettre l'outrecuidance de vous demander si votre Maison pourrait se voir confier mon fils ?
- La mitoyenneté de votre domaine avec celui du Château de Hautjardin, vous place sous notre suzeraineté directe et votre fils devrait nous être confié, il est vrai, dit Lady Olenna avec énervement. Page, tout au plus, pour faire ses preuves, concéda-t-elle.
Pour autant, savez-vous quel est le nombre de demandes de parrainage que nous sommes obligés de refuser chaque jour ? Il faudrait, de la part de votre Maison, un acte de gloire particulier pour que votre requête soit, ne serait-ce que débattue. On n'apprend pas à un bouvreuil à devenir un faucon. Et puis, votre époux accepterait-il de laisser partir son unique héritier, loin de ses terres ?
(Silence)
- Et vos filles, à qui songez-vous les marier ? Dit, Lady Lysa pour rompre un silence
Pour autant, savez-vous quel est le nombre de demandes de parrainage que nous sommes obligés de refuser chaque jour ? Il faudrait, de la part de votre Maison, un acte de gloire particulier pour que votre requête soit, ne serait-ce que débattue. On n'apprend pas à un bouvreuil à devenir un faucon. Et puis, votre époux accepterait-il de laisser partir son unique héritier, loin de ses terres ?
(Silence)
- Et vos filles, à qui songez-vous les marier ? Dit, Lady Lysa pour rompre un silence
- Oserais-je vous répondre que la question n'a pas été débattue, ni même évoquée.
- Je vous déconseille vivement la Maison Westbrook, on dit que le jeune héritier est cruel, dit Lady Lysa avec un air offusquée. Il aurait tué un chiot...
- Allons, Lady Lysa ! Pas de persiflage dans ma Chambre ! Et puis Lady Ada a plus d'ambition pour ses filles que la Maison Westbrook. Ses gendres seront des Redwyne, des Florent ou des Hightower, sinon rien.
- Je ne peux qu'abonder en ce sens, Madame ".
Soudain, Septa Ursa pénétra en trombe dans la Chambre des Dames. " Par la Mère, venez vite Lady Olenna, votre brue vient de mettre au monde une magnifique petite fille, elle se prénomme Margeary ! ".
- Croyez-moi, qu'on me coupe la main si cette petite n'est promise un jour à un Baratheon, murmura Lady Lysa, en attendant que la Chambre se soit vidée des dames de compagnie.



Aux yeux de la Reine des Epines, Orson est une aberration : à son âge, on est déjà placé ailleurs, dans une maison vassale ou dans de la famille.Comment va réagir Lord Aurion, si son épouse lui suggère de suivre ce conseil avisé ?
RépondreSupprimerEh bien il va fermer sa gueule le lord, et faire oui de la tête.
RépondreSupprimerSans plaisanter, il faut surtout ne pas oublier de réfléchir de manière cohérente par rapport au contexte. Nous pouvons très facilement être tenté de cogiter comme une personne du XXeme siècle. Dans un contexte médiéval on "aime" pas ses enfants comme aujourd'hui, d'ailleurs, on ne les eleve pas, c'est le travail des nourrices et maîtres. En fait, on commence à s'intéresser à eux quand les risques de mortalité infantile diminuent. Placer ses mômes et donc ne pas en avoir la charge est cohérent , surtout si cela peut apporter des appuis.
elle porte bien son nom la reine des épines... mais dans ce cas elle a pas vraiment tort, va falloir agir .... je dis çà c'est pas mes gosses, et va déjà falloir que je m'occupe de celui que j'ai en route.
RépondreSupprimerUn peu de respect envers le Lord je vous prie.Placé Orson dans une autre maison est envisageable voire meme souhaitable.Ce qui est facheux ce sont les mots "à le placer rapidement auprès d'un chevalier d'une Maison respectable" est-ce que la Maison Whitefall ne serait pas respectable?
RépondreSupprimerLa question d'éduquer Orson dans une autre famille se fera de vive voix avec Lady Ada,pas avant.