Prologue :
Lors de la création du monde, il y avait le Chaos élémentaire. Puis sont nées les premières races de Dieux, qui se sont battues pour forger le monde, qu’ils ont imprégné de leur essence. Chaque divinité, bonne ou mauvaise, a son domaine. Dame Corneille est une divinité neutre, liée à la Mort, qui combat les morts-vivants et leurs créateurs. Elle vit dans la Gisombre : un monde miroir de Faerün, dans lequel se trouvent les âmes et les entités maléfiques qui essaient de les dévorer. Dans son palais, elle essaie de maintenir l’équilibre. Il est très difficile de survivre à Gisombre, qui est accessible par portail.
Un autre plan est celui de la Faërie : un monde où la nature est plus abondante, plus riche et plus cruelle. Habitée par les dragons, les satires, les licornes, etc. Ce plan est également accessible par portail mais dix fois plus dangereux que la réalité.
Il y a beaucoup de porosité entre les trois plans.
Début de l’histoire :
Un étang s’étend à perte de vue, entouré d’une forêt paisible. Au sommet d’un ciel bleu royal, se trouve une unique étoile. Sur une feuille de velin, Woïna relit une lettre de son frère, Kinaran. Celui-ci explique renoncer à l’ordre de la Manticore, à la Haute Forêt, à sa famille, pour l’amour d’une humaine. Prêtresse de Dame Corneille, il lui a fourni ses services de rôdeur pendant quelques jours et ils sont tombés amoureux. Il dit savoir “que le temps est un ravage à venir”, mais que c’est plus fort que lui. Il fait référence à l’espérance de vie humaine, bien plus courte que les elfes quasi-immortels. Woïna sait qu’il y a un secret de famille autour de cette différence ; elle ne voit pas arriver, mais sent le parfum floral de sa mère Kellen. Celle-ci lui dit de ranger la lettre, qu’elle se fait du mal en la relisant et doit respecter le choix de son frère. Lorsque Woïna lui dit que la référence au temps lui dit quelque chose, sa mère répond qu’elle n’est pas prête ; qu’en temps et en heure, elle reviendra vers elle. Elle lui révèle juste que cette histoire a déjà été vécue, et qu’elle ne lui souhaite pas de tomber amoureuse d’un humain, car elle portera une grande souffrance.
Kellen parle ensuite à sa fille d’un jeune clerc de Corellon, qu’elle envoie pour la représenter au Synode, rassemblement de prêtres, et à un mariage politique entre humains à Eauforte. Elle emmène Woïna dans une clairière où elle lui présente Leoyarus, un clerc de Corellon. Woïna doit l’accompagner à Eauforte, où il la représentera, ainsi que leur peuple, lors du Synode et du mariage entre Falen Markelis et Kara Stockmer. Il devra, lors du mariage, apposer sa prière sur le symbole de Pélor, dieu humain du Soleil et de la Lumière. Kellen les laisse faire connaissance et s’en va.
Place aux Pics Gris, qui s’élèvent vers le ciel, et au milieu desquels se trouve le Pic du Tonnerre. Celui-ci possède un trou à son sommet, autour duquel perdurent d’éternels nuages non naturels. Sur les flancs du Pic se trouve une terrasse naturelle, où vit une tribu de tieffelins. Un groupe de mâles, tous avec des armes différentes, font face à une porte en fer. L’un d’entre eux, Dammon, a la peau bleue, des traces de blessures sur tout le corps, et des cornes de bélier. Son coeur palpite au milieu de ses camarades. Son rival, Damakos, a la peau rouge et des cornes en flèche, telles celles d’un onyx. Il est plus musclé que Dammon, et paré de fétiches. Damakos regarde Dammon avec des yeux noirs quand la porte s’ouvre enfin, laissant passer avec des roulements de tambours, un palanquin luxueux porté par des duergars. À l’intérieur se trouve une silhouette racornie, portant un voile noir et une mantille. Des cornes de bélier, d’où pendent des rubis, sont visibles sur sa tête. Il s’agit de Calistra, la matriarche du clan. Attachée lascivement à ses pieds, une tieffeline aux dents pointues sourit.
La matriarche lève un doigt, et les roulements de tambour s’arrêtent tandis que les duergars déposent le palanquin. Elle regarde les mâles et estime qu’ils sont peu nombreux. Elle leur présente Makaria, la tieffeline à ses pieds, qui a été nommée Catin Suprême. Sur ordre de la matriarche, elle se lève, ne portant qu’un drap pour couvrir son sexe. Adornée de bijoux, elle est d’une beauté surnaturelle, corrompue. Elle a été choisie pour se reproduire avec l’un des mâles et donner naissance à un enfant au sein du clan. Le regard de Calistra se pose sur Dammon, qu’elle traite de gringalet. Il défend ses capacités, mais elle désigne initialement Damakos. Dammon la flatte en disant n’être personne pour défier sa décision, ce qui lui plaît. Elle l’invite à l’intérieur de son palanquin, qui devient soudain une boîte fermée. Elle charge Dammon de se rendre à Eauforte, afin d’obtenir du nain Teldor Tan, du clan des Gemmegouffre, des écailles de dragon pour couvrir la Catin Suprême. Elle congédie ensuite Dammon et fait venir Damakos, qui reçoit sa propre quête.
À Eauforte, la patronne régente de la Guilde de l’Améthyste, Dorina Staul, est étendue sur une chaise, les orteils écartés devant le feu de la cheminée. Elle s’inquiète de la disparition de son mari, parti il y a quinze jours en direction du Bois Sanguinaire, à la recherche du site d’excavation d’un dragon légendaire. Il est parti avec les clés, ce qui rend impossible l’accès au coffre. Elle demande à son employé, Osborn, s’il a obtenu des informations comme elle le souhaitait, ou si des aventuriers se sont présentés. Le jeune halfelin lui parle d’un ami, mage apprenti à la Tour du Septarque, qui pourrait être intéressé. Elle l’envoie donc le chercher.
La ville est décorée de façon festive en vue du mariage imminent : fleurs aux fenêtres, nettoyage des rues, banderoles. Elle est encore plus animée que d’habitude. Ce mariage n’arrange pas les affaires de la Guilde, car les aventuriers s’en détournent pour aller offrir leur épée aux mariés et à leurs familles. Quand Osborn arrive à la Tour, il est accueilli par un Ivor dans un sale état : cheveux filasses, robe sale, yeux cernés, teint cireux et odeur forte. Le jeune homme le fait partir car il doit s’occuper du déjeuner de son maître, Nimozaran le Vert ; il lui laissera un message quand ils pourront se voir. Osborn, à son retour à la Guilde, promet à sa maîtresse de trouver du monde.
Au même moment, Woina et Leoyarus arrivent devant les murailles nord de la ville. Devant eux, Dammon tente d’entrer dans la ville mais la garde le bloque. Lorsqu’il refuse de donner son arme ou de rester dehors, l’un des gardes fait sortir un officier aux couleurs de la famille Markelis ; celui-ci aperçoit d’abord Woina et est subjugué. Dammon profite de la confusion pour passer dans le dos des gardes et se mêler à la foule dans la ville. Les elfes, pour leur part, sont autorisés à entrer ; sur la route du temple de la Lune, ils sont surpris par l’effervescence de la ville, ainsi que par les odeurs. Leoyarus demande leur chemin à un passant, qui leur indique une grande flèche blanche. Les deux elfes y rencontrent des Hiérophantes, des oracles et des gardes.
Dans le cloître, ils sont accueillis par un humain, qui leur signale un problème dans le temple et les accompagne à l’intérieur d’une chapelle ornée de vitraux blancs et bleus, où se trouvent trois prêtresses : une humaine au visage émacié et aux courts cheveux blancs, prêtresse d’Eratis, déesse de la Justice, de la Civilisation et de l’Intelligence ; une halfeline, prêtresse d’Avandra, déesse créatrice des halfelins ; et une éladrine en robe vert d’eau, très élancée, prêtresse de Sehanine. Toutes trois se disputent au sujet du mariage, qui doit avoir lieu bien qu’un symbole ait disparu. L’humaine jubile, la halfeline est indignée de la situation ; c’est l’éladrine qui les voit arriver.
Les trois prêtresses s’inclinent devant les nouveaux arrivants et leur expliquent la situation : Qwarion, le grand prêtre de Pélor, a insisté pour que son symbole soit offert au jeune couple; Or Marla, une jeune acolyte humaine, a trouvé comme vocation d’étudier les cultes de la mort. Elle s’est lancée dans une Inquisition après avoir, soi-disant, trouvé la trace d’un tel culte à proximité du Vallon Gris. Sans demander la permission, elle est partie avec le symbole qui devait être offert aux mariés : un disque doré dans lequel se trouve un Soleil, symbole indispensable pour faire fuir les créatures des ténèbres. Le grand prêtre Qwarion insiste qu’il retrouvera Marla à temps et qu’il n’est pas nécessaire d’interrompre les préparations.
Leoyarus demande pourquoi une expédition n’a pas été mise en place pour aller retrouver la jeune acolyte ; la réaction des trois prêtresses lui indique qu’il vient de leur offrir une opportunité. Elles lui demandent de partir à la recherche de Marla et du symbole, ce qu’il accepte contre l’avis de Woina. La halfeline leur fournit une bourse, et leur dit de se rendre à la forge de Taldor Tan puis à la guilde de l’Améthyste, qui se trouvent toutes deux dans la ville basse. Ils vont d’abord à la forge, où ils retrouvent Dammon en train de tambouriner à la porte, tandis que quelqu’un à l’intérieur refuse de le laisser entrer. Leoyarus, en faisant usage de ses talents de négociateur, parvient à convaincre le nain d’ouvrir la porte. Celui-ci révèle être le fils de Taldor Tan, et que son père est parti avec Marla, après que l’acolyte ait réussi à le convaincre de lui fournir une arme et une armure. Ils semblaient se connaître, et ont évoqué des écailles de dragon ainsi que des kobolds. Dammon décide donc de se joindre aux deux elfes pour aller à la recherche de Taldor.
Le trio se rend donc à la guilde de l’Améthyste, où la patronne leur confirme que Taldor Tan est bien passé acheter de l’équipement et des chevaux. En apprenant leur quête, elle leur offre l’aide d’Osborn, puis se fâche quand Dammon le traite de nabot. Elle essaie de faire croire qu’il ne lui fait pas peur, mais ne tarde pas à se sauver quand il lui demande si elle en est sûre. Osborn dit avoir beaucoup de talents utiles, et se prépare très rapidement - ce qui fait remarquer au tieffelin qu’au moins, il est rapide, contrairement à d’autres.
A la sortie de la ville, ils longent le fleuve “Grisance” sur une ancienne route pavée, les elfes à cheval et le halfelin à poney tandis que Dammon les suit sans peine à pied. Tandis que le groupe fait connaissance, Leoyarus s’indigne lorsque le barbare affirme être incapable de retenir son nom complet, et qu’il le nommera Leo. Leur discussion est interrompue par une attaque de kobolds, très organisés et déterminés. Le groupe n’a pas de mal à les éliminer, mais une inspection des corps révèle que s’ils font partie d’un même clan, ils ne sont que des sbires, et qu’il existe des kobolds bien plus dangereux.

Première séance, le 5 octobre 2024, à Tonnay-Charente, chez Ludmina et Piéris, avec Benjamin et Kévin.
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